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Genre : Drame Durée : 220 minutes Réalisateur : Sergio Leone Avec Robert De Niro, James Woods, Treat Williams, Elizabeth McGovern, Tuesday Weld, Burt Young, Joe Pesci, Danny Aiello, William Forsythe, James Hayden, Darlanne Fluegel, Larrry Rapp, Dutch Miller, Robert Harper, Richard Bright Nationalité : Etats-Unis Année : 1983. Résuméde Il était une fois en Amérique Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de ParamountPictures! Voici des options pour télécharger ou regarder Il était une fois en Amérique en streaming le film complet en ligne gratuitement sur 123 films & Reddit, 1 films, 9 films et oui des films, y compris où regarder les Paramount Pictures à la maison. AMAPOLA" a toujours figuré parmi les morceaux de prédilection des ténors d'opéra. La version orchestrale dirigée par Ennio MORRICONE sert de leitmotiv dans sKF4ZCA. Avec son dernier film, Sergio Leone abandonne ses variations mi-opératiques, mi-parodiques sur le western, et change radicalement de genre et d’époque. Il était une fois en Amérique est en effet un film de gangsters qui se déploie sur une bonne moitié du XXème siècle, du début des années 1920 à la fin des années 1960. Cette fresque crépusculaire et testamentaire condense tout le savoir-faire du grand metteur en scène, ses thèmes et ses obsessions – mais également ses ambiguïtés et ses zones d’ est brutale des truands assassinent, torturent les proches de David Aaronson, dit Noodles ». Celui-ci n’a pas l’air de soupçonner le danger qui le guette alangui dans une fumerie d’opium, hébété par la drogue, il est perdu dans le dédale de ses souvenirs, hantés par la sonnerie insistante d’un téléphone une série de flash-backs rythmés par les stridulations lancinantes de ce téléphone, hallucination sonore qui installe une tension remarquable dans chacun des plans, et les marques du sceau de la fatalité. L’énigme de cet anachronisme sonore, géniale trouvaille de mise en scène qui fait s’entrechoquer les espaces-temps, se résout à la fin de la séquence, quand le téléphone, dont on apprendra plus tard qu’il servit à passer un appel funeste, apparaît enfin, et que ses deux sonneries – celle du souvenir opiacé et celle du passé reconstitué – se mêlent et se quelques minutes sont représentatives d’un film tout entier construit sur l’idée de réminiscence. Il était une fois en Amérique est une madeleine fourrée à l’opium – une substance qui justement altère la perception du temps, donne l’impression de flotter entre passé et futur. Le film s’achève d’ailleurs dans les brumes de la fumerie, ce qui peut laisser penser que Noodles a rêvé son avenir en flash-forward, voire que toute sa vie aura été fantasmée depuis les limbes d’un paradis artificiel… Rempli de zones d’ombre et d’ellipses la mort des membres du gang, pourtant au centre de toute l’intrigue, ne sera jamais montrée, le scénario laisse ainsi une grande liberté d’interprétation au spectateur et sollicite activement son imagination – une qualité paradoxale pour une œuvre aussi longue près de quatre heures et aussi film se déroule sur trois périodes les années 1920 l’enfance tumultueuse de Noodles, ses premières amours, la naissance de son amitié avec Max, les années 1930 l’ascension criminelle de Max et Noodles dans l’Amérique de la prohibition et les années 1960 le retour de Noodles à New York, et sa confrontation avec les fantômes de son passé. Achronologique, la narration navigue entre ces époques par la grâce d’un montage à la fois complexe et limpide, qui joue savamment des rimes visuelles et sonores, des fondus enchaînés et des raccords audacieux les phares d’un camion d’éboueurs de 1968 devenant ceux d’une voiture des années 1930. Les mêmes lieux la consigne d’une gare, un bar apparaissent à chacune de ces époques et témoignent de ce passage du temps, tout comme les maquillages remarquables qui rendent crédibles le vieillissement des toujours avec Leone, la forme est admirable, d’autant qu’elle est ici servie par les importants moyens mis en œuvre pour faire revivre le New York du début du siècle. Certains plans généraux sur le quartier juif, populaire et populeux, témoignent de ce soin extrême porté à la reconstitution. Pour autant, la mise en scène est loin d’être purement illustratrice elle reste empreinte du maniérisme très reconnaissable du cinéaste italien. Très ample, elle apparaît toutefois délestée des excès baroques des westerns spaghetti. On retrouve bien, çà et là, quelques tics léoniens, mais il s’agit moins de banals effets de signature que de clins d’œil savoureux adressés au public cinéphile – le réalisateur allant jusqu’à s’auto-parodier quand il laisse une cuiller tinter interminablement dans une tasse de café… En dehors de ces quelques morceaux de bravoure, Il était une fois en Amérique recherche un relatif dépouillement et vise avant tout l’émotion. Il l’atteint notamment grâce aux acteurs[1]Revoir De Niro du temps de sa splendeur, avant qu’il ne se commette dans d’innommables panouilles, est un vrai plaisir. Quant à James Woods, on ne lui proposera par la suite que peu de rôles à la mesure de son talent. et à l’utilisation de la musique, plus que jamais indissociable des images la reprise du Yesterday des Beatles, et la partition à la fois lyrique et tendre de l’incontournable Ennio Morricone qui a abandonné les envolées goguenardes qui ponctuaient les précédents films de Leone véhiculent une nostalgie Il était une fois en Amérique est marqué par ces sentiments de perte irrémédiable, de remords, de regrets, de vie gâchée. Noodles et ses comparses sont des losers magnifiques, tels que le cinéma américain a su magnifier à partir des années 1960. Leone est en empathie avec ses personnages masculins, rend épique leur ascension, tragique leur chute. S’il s’agit de hors-la-loi amoraux ils tuent sans broncher, qui ne font le bien qu’incidemment par exemple quand ils sont amenés à appuyer » une grève ouvrière, quand cela sert leurs intérêts ou ceux de leurs commanditaires mafieux, ils sont en quelque sorte rachetés » par l’amitié et la loyauté en apparence indéfectibles qui les unissent. La trahison sera rendue d’autant plus revers de la médaille, c’est le peu d’attention porté aux personnages féminins dans un film tout entier dédié à l’amitié virile. Qu’elles soient idéalisées Deborah ou traitées en simples jouets sexuels Carol, les femmes sont toujours froides, manipulatrices, perverses. Cette vision misogyne se cristallise dans les scènes de viols, un motif récurrent dans la filmographie de Leone sa menace plane au début d’Il était une fois la Révolution et dans tout Il était une fois dans l’Ouest. Il était une fois en Amérique, par ailleurs peu avare en violences de toutes sortes, montre deux scènes de viol. Dans la première, caricaturale et très discutable, la femme, une nymphomane, crie non » mais pense visiblement oui » – dans tous les cas, scénario et mise en scène laissent entendre qu’elle a bien mérité ce qui lui second viol est long et insoutenable, d’autant qu’il vient clore abruptement une des rares parenthèses romantiques du film et qu’il jette un voile d’ombre sur le jusqu’alors relativement sympathique Noodles. Ce qu’il n’a pu obtenir de son amour d’enfance en l’achetant la scène du restaurant, et en la culpabilisant le dialogue sur la prison, il le prend par la force. La séquence est très ambiguë sa mise en scène est assez complaisante, et pourtant on en ressent toute la violence, et le spectateur n’est pas appelé à s’identifier à l’agresseur mais à se retrouver dans le regard désapprobateur du chauffeur qui ne pousse cependant pas l’indignation jusqu’à intervenir pour empêcher le viol. Mais il y a quelque chose de vraiment déplaisant dans la façon dont la responsabilité du crime est reportée sur la femme calculatrice, qui sacrifie Noodles à ses ambitions personnelles, et qui finira par épouser un sénateur véreux – qu’elle n’aime vraisemblablement pas, dont elle ne peut ignorer la vilenie, mais qui s’accorde mieux à son statut de star hollywoodienne… Minimisé voire nié par Leone lui-même[2]Le cinéaste italien disait de cette scène qu’il ne s’agissait pas d’un viol mais d’une scène d’amour » entretien avec Sergio Leone par Chantal de Béchade et Jacques Zimmer, La Revue du Cinéma n° 395, juin 1984 voire du cri d’amour » d’un personnage sentimentalement immature Conversations avec Sergio Leone, Noël Simsolo, 1987., le viol de Deborah est ensuite évacué par le scénario il n’a pratiquement pas de conséquence, et il n’en est plus question quand les deux personnages se retrouveront quelques trente ans plus tard. Et en attendant ces retrouvailles, c’est sur la solitude de Noodles que le spectateur sera invité à s’apitoyer – pas sur la détresse de la femme aspect d’Il était une fois en Amérique vient nuancer le plaisir qu’on peut éprouver par ailleurs devant son incontestable beauté. Cela dit, le montage de 2012 intègre de nombreuses scènes coupées plus ou moins à contrecœur par Leone, et notamment consacrées au rapport aux femmes. À côté, rien n’interdit de se replonger dans cette œuvre monumentale et de se perdre en interprétations devant son énigmatique et magnifique plan final… Il était une fois en Amérique Séances News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse Streaming VOD Bande-annonce Séances 1 Streaming VOD Spectateurs 4,5 22481 notes dont 831 critiques noter de voirRédiger ma critique Synopsis Interdit aux moins de 12 ans A New York, à la fin de la prohibition, Noodles se réfugie dans une fumerie d'opium après un coup qui a mal tourné. Plus de trente ans plus tard, il est de retour en ville et se remémore son passé de gangster de sa jeunesse de voyou dans les années 20, marquée par sa rencontre avec son ami Max et leurs nombreux trafics dans le ghetto juif de la ville, jusqu'à la période de prohibition où leur bande, liée par une profonde amitié, s'enrichit et marque son ascension dans la pègre grâce au commerce illégal d'alcool. Noodles se rappelle aussi de sa relation amoureuse échouée avec Deborah durant toute sa vie. Une oeuvre crépusculaire dense et sublime, ultime volet de la célèbre trilogie de Sergio Leone et dernier film incontournable du cinéaste dans sa version longue Regarder ce film En SVOD / Streaming par abonnement Amazon Prime VideoAbonnement Disney+Abonnement Voir toutes les offres de streaming Orange Location dès 2,99 € VIVA Achat dès 11,99 € HD PremiereMax Achat dès 11,99 € HD Voir toutes les offres VODService proposé par Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Séances Soustons Bande-annonce 151 Interviews, making-of et extraits 5 vidéos Dernières news 30 news sur ce film Acteurs et actrices Casting complet et équipe technique Critique Presse Cahiers du Cinéma France Soir L'Express Les Inrockuptibles Libération Positif Télérama Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de AlloCiné, de 1 à 5 étoiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus. 8 articles de presse Critiques Spectateurs Ultime oeuvre de Sergio Leone, son testament dont il consacra douze années de sa vie, notamment pour préparer le scénario adapté du livre "The Hoods" de Harry Grey. Il nous fait suivre le destin de Noodle sur trois époques différentes, régulièrement lié à trois amis dont Max et un amour pour Deborah qu'il a rencontre lors de sa jeunesse. Ultime testament qui fut pourtant massacré à sa sortie, notamment par les producteurs américain ... Lire plus Un rêve. Et si tout cela n'était qu'un rêve ? Comment le définir autrement ? Leone lui-même avait précisé à un spectateur curieux que son film commençait et se terminait dans une fumerie d'opium... Ce qui signifie que durant près de 4 heures, nous n'avons peut-être observé qu'un fantasme démesuré. En tout cas, c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Il avait rebaptisé l'oeuvre "il était une fois un certain cinéma" en expliquant que ... Lire plus Waouw, waouw, waoux... "C'est géant" ! Je ressors du troisième visionnage de cette oeuvre et c'est toujours la première chose qui me traverse l'esprit dès que survient le générique de fin, mais c'est aussi une impression, celle d'avoir vu passer toute une vie ou bien des vies! en 225 minutes... Sergio Leone, réalisateur italien, a déjà consacré la plupart de ses autres films à l'histoire américaine, filmographie hélas bien courte ... Lire plus Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film, mais, et ne me l'explique pas vraiment, j'ai retardé l'échéance de plus en plus, en attendant le moment où je n'en pourrai plus d'attendre et que je ne puisse pas voir un autre film que "Il était une fois en Amérique". Mais, ce faisant, je risquais d'être déçu, après tout le temps que j'ai attendu pour voir ce film, après tout le bien qu'on m'a dit sur celui-ci, vous ne pouvez pas ... Lire plus 831 Critiques Spectateurs Photos 15 Photos Secrets de tournage 3e volet d'une saga américaine Sergio Leone signe ici le troisième volet d'une saga portant sur plusieurs périodes clés de l'histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l'Ouest, se situait à l'époque de la conquête de l'Ouest. L'action du deuxième épisode, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine, tandis que Il était une fois en Amérique clôture cette trilogie en revenant sur la Prohibition et l'avènement du gangstérisme. Une partition inoubliable La bande originale d' Il était une fois en Amérique est l'oeuvre d' Ennio Morricone, complice habituel de Sergio Leone, pour qui il a écrit cette partition mélancolique plus d'une dizaine d'années avant le début du tournage et qui, au terme d'une longue maturation, est devenu l'un des plus grands classiques de la musique de film. Le testament de Sergio Leone Il était une fois en Amérique est le dernier film de Sergio Leone. En 1989, l'année de sa mort, le réalisateur travaillait sur un projet de long métrage portant sur le siège de Leningrad. 22 Secrets de tournage Infos techniques Nationalités Italie Distributeur Carlotta Films Récompenses 2 prix et 9 nominations Année de production 1984 Date de sortie DVD 31/07/2003 Date de sortie Blu-ray 11/01/2011 Date de sortie VOD 31/01/2016 Type de film Long-métrage Secrets de tournage 22 anecdotes Budget 30 000 000 $ Date de reprise 06/05/2015 Langues Anglais Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa - Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentaires Il était une fois en Amérique Séances News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse Streaming VOD Photos Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Récompenses Films similaires note moyenne 4,5 22481 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné Votre avis sur Il était une fois en Amérique ? 832 critiques spectateurs 5 587 critiques 4 147 critiques 3 42 critiques 2 31 critiques 1 12 critiques 0 13 critiques Trier par Critiques les plus utiles Critiques les plus récentes Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnés Ultime oeuvre de Sergio Leone, son testament dont il consacra douze années de sa vie, notamment pour préparer le scénario adapté du livre "The Hoods" de Harry Grey. Il nous fait suivre le destin de Noodle sur trois époques différentes, régulièrement lié à trois amis dont Max et un amour pour Deborah qu'il a rencontre lors de sa jeunesse. Ultime testament qui fut pourtant massacré à sa sortie, notamment par les producteurs américain il n'y a qu'en France où le montage de Leone sera respecté qui en modifient la narration et le coupe d'environ deux heures. Et pourtant... Que dire de cette immense et magnifique fresque ? Qu'entre autre, ici le mot "Cinéma" prend tout son seconde, chaque plan, cadre ou image, sont d'une telle beauté, émotion et richesse durant ce voyage intemporel à travers trois époques. D'une justesse d'écriture, "Il était une fois en Amérique" revient sur le destin de Noodle à travers sa jeunesse où il était avec une bande de gamin aussi débrouillarde qu'attachante, durant l'époque de la prohibition où il devient un gangster respecté et enfin lors de sa vieillesse et d'un retour sur les terres où il a grandit. Leone évoque son amour de jeunesse qui va le suivre toute sa vie, une relation faite d'attente, de déception, de cruauté et d'amour qu'il rend tour à tour touchante et naïve lorsqu'ils sont jeunes puis cruelle par la suite. Il s'attarde aussi sur les relations d'amitié qu'il nouera avec les gamins avec qui il a grandit et notamment Max, une tête brûlée qu'il admire lorsqu'il est jeune. Les personnages, leurs évolutions et les relations qu'ils entretiennent sont traités avec justesse, subtilité et passion. Chaque personnage est approfondi et révèle au fur et à mesure du film ses parts d'ombres et de lumières. A travers le destin des personnages, Leone traite de l'amour, de l'amitié, la trahison, la loyauté, de la vie et des dilemmes qu'elle nous propose ou encore de l'amertume et du regret. Séparé sur trois époques, elles sont toutes passionnantes, que ce soit la jeunesse où Leone capte à merveille les sentiments enfantins, leurs naïvetés et leurs visions de la vie, sachant les rendre particulièrement attachant, innocent et attendrissant, l'âge d'or de la prohibition ou la vieillesse. L'histoire est, tout le long passionnante, nous emmenant vers des horizons parfois inattendus dont on peut chacun y interpréter certains éléments ce qu'avait d'ailleurs dit Leone à James Woods "A quoi ça servirait de faire du cinéma si c’est pour tout expliquer ?" et judicieusement traitée à travers un montage ingénieux. Le film est long et le rythme plutôt lent mais tellement passionnant. Il ne laisse strictement rien au hasard, chaque plan est intelligemment choisi et ses cadres sont régulièrement truffés de détails et d'idées. Il braque souvent sa caméra au plus près des personnages et en fait ressortir toute l'émotion et la dramaturgie à l'image des scènes de danses de Déborah enfant observé en cachette par Noodle, des différentes séquences de vies, de joies instantanés, de profondes tristesses, d'amitiés ou même de simples regards. Il signe une oeuvre forte et mélancolique, accentuée par une magnifique bande originale signée Ennio Morricone, composée bien avant le tournage. Souvent présente, elle colle toujours parfaitement à l'image et son envoûtante flûte de paon est inoubliable. D'ailleurs Leone avait déclaré que Morricone n'était pas son musicien mais son scénariste, cette phrase prend ici tout son sens. Mais Leone sait aussi utilisé d'autres musiques comme en témoignage l'une des premières scènes avec "Yesterday" en fond sonore. Il nous fait voyager à travers différentes époques notamment grâce à une reconstitution réaliste et grandiose. Que ce soit les rues avec la fumée qui y ressort, les architectures ou les intérieurs, il a le sens du détail et se fait méticuleux. Robert DeNiro trouve là l'un de ses plus grands rôles. Il retranscrit à merveille toute la vie de Noodles son amour, ses amis et ses échecs. D'une sobriété exemplaire, il en fait ressortir toute l'émotion. Face à lui, James Woods est magistral, dans ce qui est l'un de ses plus grands rôles. Les jeunes acteurs sont naturels et touchants, tout comme Elizabeth signe un ultime film, un testament intemporel, mélancolique, magnifique et envoûtant. Un film sur la vie, ses dilemmes, sa cruauté, sa nostalgie ou encore sa recherche du temps perdu, un film où chaque seconde est riche et chargée d'émotion. C'était dans le cadre du revisionnage de certains films que je n'avais pas eu l'occasion de revoir depuis mon inscription sur SC Note inchangée et toujours en tête de mon top 10 et ce n'est pas près de changer, une oeuvre qui m'a profondément marqué. Un rêve. Et si tout cela n'était qu'un rêve ? Comment le définir autrement ? Leone lui-même avait précisé à un spectateur curieux que son film commençait et se terminait dans une fumerie d'opium... Ce qui signifie que durant près de 4 heures, nous n'avons peut-être observé qu'un fantasme démesuré. En tout cas, c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Il avait rebaptisé l'oeuvre "il était une fois un certain cinéma" en expliquant que c'était la dernière fois qu'on verrait une oeuvre de ce genre. C'est splendide, il n'y a pas de mots assez forts pour souligner l'ampleur et la réussite du travail d'un géant qui aura consacré 15 ans de sa vie à mettre au monde son bébé. Et ça saute aux yeux la perfection est omniprésente et les images les plus belles mais aussi les plus troublantes sont à mon avis celle de la ville ancienne, recouverte de nuages de fumée, où Noodles et ses acolytes ont fait leurs premiers pas. De Niro est sublime dans ce qui s'apparente comme peut-être le meilleur rôle, en tout cas le plus abouti de sa fructueuse carrière. Idem pour le metteur en scène. Quand à la célebrissime musique de Morricone, elle est à ranger au panthéon des meilleures bandes-son de toute l'histoire du cinéma ! L'émotion se fait ressentir à chaque instant et le spectateur est transposé comme rarement dans ce monde à part, du rêve, qu'est cette boîte à images et souvenirs qu'on appelle le cinéma. Nostalgique et émouvant mais pas larmoyant, réalisé avec la maîtrise des plus grands, interprété tout en sobriété et subtilité, comportant des passages inoubliables, c'est une des oeuvres les plus admirables qui m'ait jamais été donné l'occasion de voir. Waouw, waouw, waoux... "C'est géant" ! Je ressors du troisième visionnage de cette oeuvre et c'est toujours la première chose qui me traverse l'esprit dès que survient le générique de fin, mais c'est aussi une impression, celle d'avoir vu passer toute une vie ou bien des vies! en 225 minutes... Sergio Leone, réalisateur italien, a déjà consacré la plupart de ses autres films à l'histoire américaine, filmographie hélas bien courte la conquête de l'Ouest américain dans "Il était une fois dans l'Ouest", la guerre de Sécéssion dans "Le bon, la brute et le truand" à savoir que ces deux films sont également deux films sur l'opposition de deux ou plusieurs personnages, la Révolution mexicaine dans "Il était une fois la Révolution" que je n'ai toujours pas regardé à l'heure actuelle, honte à moi ! , tandis que "Il était une fois en Amérique"... traite tellement de sujets. C'est un film qui parle de l'enfance, de l'amitié masculine, de l'opposition, le gangstérisme, et tout cela pendant la Prohibition, période noire dans laquelle la mafia s'est développée... L'histoire prend place dans trois différentes époques de la vie de David Aaronson, alias Noodles, de son enfance jsuqu'à l'âge adulte entouré de ses amis Patsy, Cockeye, Dominic, Fat Moe et du mystérieux Maximilien, Noodles travaille pour Bugsy, trafiquant dans le quartir juif de New York dans lequel ils vivent. A côté, il est amoureux de Deborah, la soeur d'un de ses amis. Suite à un conflit opposant la bande de Noodles à celle de Bugsy, Dominic, le garçon le plus jeune de la bande, est tué par Bugsy, et Noodles par vengeance le tue à son tour avec un gendarme, ce qui lui vaudra la prison pour dix ans. Sorti de prison, il retrouve Max et le reste de sa bande et s'unissent pour commettre différentes affaires pour Joe et Frank Minoldi, parrain de la Mafia. Enfin, parallèlement, le film montre la vieillesse de Noodles, ses troublantes retrouvailles avec Max après près de 35 ans de silence, et ses adieux et ses retrouvailles avec Deborah, la femme de sa vie... Mais Max pourra-t-il renouer l'amitié entretenue avec Max, son ami de toujours? Quel secret celui-ci lui cache-t-il? Tout d'abord, "Il était une fois en Amérique" est un film très symbolique. "Il aura fallu 15 ans au metteur en scène du légendaire 'Il était une fois dans l'ouest' pour réaliser ce film" disent-ils... Si vous vous rappelez bien, de mon impression au début de ma critique, c'est-à-dire celle d'avoir suivi une vie entière pendant 3h45 ; il s'agit de l'oeuvre testament de Sergio Leone, celle à laquelle il a consacré une grosse majorité de son existence, qu'il a travaillé et retravaillé jusqu'à trouver le résultat final, celui de la Perfection, avant qu'il ne trouve la mort tandis que parallèlement, il préparait un projet sur le siège de Léningrad, une autre grande partie de l'histoire américaine. L'intrigue de ce monument s'étend de l'adolescence du personnage magistralement intérprété par Robert DeNiro et de ses amis, témoins attentifs et railleurs de tout ce qui se passe autour d'eux, jusqu'à la majorité, à partir de laquelle commencent à disparaître tous ceux qui faisaient sa vie, à commencer par son amour de jeunesse, Deborah, interprétée par Elizabeth McGovern, qui s'en ira à Hollywood pour devenir comédienne et qui ne la reverra que 35 ans plus tard, ainsi qu'à la trahison de son ami de toujours Max, interprété par James Woods ayant changé d'identité après s'être fait passé pour mort ; l'intrigue est une succession d'événements fatals lancée dès la première demi-heure, et même avant que celle-ci s'achève on sait déjà que la suite va être du lourd et en effet, dès le retour en arrière sur Noodles espionnant Deborah en train de danser , celui-ci ne fera que le confirmer. Même si les 30 premières minutes du film sont un peu lentes on ne peut s'empêcher de lâcher l'écran, puisque visuellement, gros point fort, on atteint la perfection que ce soit dans la beauté des décors, les tenues des personnages, les différents environnements la cultissime photographie du groupe de jeunes gens devant le pont de Manhattan ou encore la scène de la mort de Dominic au ralentit, survenant juste après le plan du pont. Brrr j'en ai eu des frissons ! ^^ Mais aussi, le film en lui-même est le symbolisme des différentes étapes de l'existence et de la déchéance morale à laquelle le héros est confronté. Ensuite, la distribution d'acteurs est d'une indéniable qualité Robert DeNiro en grande forme, aussi adulte que plus âgé, un James Woods d'abord confiant puis peu à peu inquiétant, Elizabeth McGovern, Joe Pesci,... Leone réalise une véritable prouesse et met toujours très bien leurs visages en valeur et prouve que le langage non verbal, c'est à dire le regard peut apporter encore davantage d'émotion. Sinon, les enfants sont tout aussi convaincants ! Ils sont conformes à leurs alter-égos, aussi bien physiquement que mentalement. Il s'agit également du premier rôle de Jennifer Connelly, interprète de Deborah enfant, avant d'être popularisé par la suite par "Labyrinthe", "Requiem for a dream" ainsi qu'"Un homme d'exception". Enfin, le film contient bon nombre de répliques marquantes, et parfois mêmes des passages drôles celui de la femme se faisant passer pour morte dans le corbillard, dans lequel Max ramène son ami sorti de prison. Mais ce qui marque avant tout dans le film, c'est la claque auditive que nous offre le grand Ennio Morricone, un atout majeur du film ; car non seulement elle est sublime la plus belle perle de son compositeur, même bien au dessus de celles du "Bon, la brute et le truand" et "Il était une fois dans l'Ouest à mon goût, mais en plus on a beau entendre les quelques mêmes thèmes tout le long du film, on n'est lassé d'elles à aucun moment ! Car en plus de privilégier l'émotion visuelle, on y privilégie surtout l'expression des sentiments à travers la musique ! DeNiro, onze ans après le second volet du "Parrain" et huit après son rôle de charismatique chauffeur de taxi dans "Taxi Driver", réussit à nous livrer un personnage intéressant, attachant et émouvant, rien qu'avec la puissance de la musique et du visuel. Voilà j'en avais tellement à dire sur ce film qui est assurément l'un de mes préférés. Merci à tous ceux qui ont eu le courage de parvenir à bout de ce pavé, pour conclure, "Il était une fois en Amérique", dernier chef d'oeuvre de Sergio Leone est une oeuvre d'une puissance incroyable. 15 ans de préparation afin de nous prouver son immense talent et l'étendue de son génie à travers cette oeuvre poétique et intense ! Un grand moment de cinéma, allez-y les yeux fermés. Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film, mais, et ne me l'explique pas vraiment, j'ai retardé l'échéance de plus en plus, en attendant le moment où je n'en pourrai plus d'attendre et que je ne puisse pas voir un autre film que "Il était une fois en Amérique". Mais, ce faisant, je risquais d'être déçu, après tout le temps que j'ai attendu pour voir ce film, après tout le bien qu'on m'a dit sur celui-ci, vous ne pouvez pas imaginer les espoirs que je portais en ce film! Je pensais passer un moment inoubliable, je pensais que ce film allait entrer dans le classement très fermé de mes films préférés... Eh bien c'est le cas!Le film dure presque quatre heures, mais c'est encore trop court! La meilleure partie, et il n'y a absolument aucun doutes là dessus, c'est celle durant laquelle Noodles et les autres sont enfants... Quelle poésie, quelles images, quelle photographie, quelle musique, quel scénario, quels acteurs,... Et ça, ça vaut pour tout le film, pas seulement pour cette si je ne devais retenir qu'une seule scène du film, ça serait le plan large sur le groupe d'enfants heureux déambulants dans les rues de New-York, puis à un moment, le plus jeune se détache du groupe et esquisse quelques pas de juste fabuleux!Et, en plus d'avoir un scénario en béton, Sergio Leone réussit tout de même à nous faire douter de ce que l'on a vu durant 3h30, après une scène finale ambigüe... Je ne m'y attendais pas du tout! La notion de rêve ou de vison est très rare dans ce genre de film, et je pense que ça donne une dimension encore plus énorme à ce Chef d' ne m'étendrais pas plus sur ce film, parce que si je commence à explique tout ce que j'ai ressenti, tout ce que j'ai pensé du film, on en a pour la nuit!Je terminerais tout simplement en disant que Sergio Leone signe ici un des film les plus beau, touchant, intriguant et parfait de tout les temps!A voir et à revoir, ne craignez surtout pas la longueur du film, on ne s'ennuie jamais! "Il était une fois en Amérique"... Ah, qu'est-ce que ce film m'a fait rêver... Ici, Sergio Leone ne se contente pas de nous donner une leçon de Cinéma, son film c'est LE Cinéma !!! On passe par toutes les émotions, c'est parfaitement maîtrisé, aucune longueurs -pourtant, il dure plus de 3 heures 40 !-, casting 5 étoiles prodigieux, photo ultra-convaincante, et surtout, la mythique, phénoménale, extraordinaire, rien au monde ne pourrait définir la musique d'Ennio Morricone, qui signe ici sa plus belle bande-originale ! Sorti 13 ans après "Il était une fois la révolution", ce troisième film de la trilogie du "il était une fois..." s'avère être le long-métrage le plus abouti de Sergio Leone. Il sort de son genre de prédilection, et pourtant, c'est un magnifique coup de génie qu'il livre avec "Once upon a time in America" ! De Niro y est majestueux, dans l'un de ses plus grands rôles pourtant, il y en a pléthore !. Sa prestation est troublante de réalisme, ultra-crédible, c'est le summum du jeu d'acteur, la perfection incarnée !!! Il incarne Noodles, un gangster Juif en pleine prohibition et le même Noodles, mais 30 ans plus tard, revenant dans son quartier, le "ghetto" juif de New York, sur les traces de son adolescence, de son ascension dans le "milieu", de ses hantises, de son amour d'enfance... Le film est, en plus d'être passionant, super bien conçu, avec un scénario hors normes et parfaitement écrit. La mise en scène de Leone, qui renouvelle son style, est juste inimmitable, spectaculaire, grandiose ! Ce film m'a littéralement envoûté, pour moi, il retrace mon amour pour le Cinéma... C'est ce qui explique qu'il fasse partie de mes films préférés, c'est un film de référence, à la fois culte et mythique. Sûrement l'un des meilleurs films de gangster de tous les temps, the best avec "The Godfather"... Et même l'une des plus grandes oeuvres cinématographiques depuis l'invention du septième art ! Plus qu'un film de gangster, Leone livre une épopée, une saga, un monument, une vraie oeuvre d'art ! Certains plans feraient d'excellents tableaux... Une fois que la musique de Morricone vous rentrera dans la tête, que vous jubilerez rien que par la présence de De Niro, que vous assisterez aux plans parfaits et iréels de Leone, les mots Cinéma et Cinéphile prendront alors tous leurs sens... En un mot sublime ! Si je pouvais lui mettre 6 étoiles, je le ferais. Pour moi le plus beau film de gangster jamais fait. Quand il s'est arrêté j'avais vraiment l'impression d'avoir vu un film pas comme les autres, un grand moment de cinéma. Certains critiquent le fait qu'il est long 3H40, mais je trouve que c'est essentiel à l'histoire et sans ça le film serait impossible à comprendre. Le thème du rapport à l'enfance perdue est vraiment très touchant notamment lorsqu'on retrouve De Niro qui se rappelle de son enfance. L'expression de l'acteur est très émouvante. Pour moi, c'est le plus beau rôle qu'il ait eu à jouer. Et que dire de la réalisation de Sergio Leone le maître du western n'en déplaise à certains tous les détails sont absolument parfait. C'est un niveau de perfectionisme que l'on retrouve uniquement dans le parrain. Le rythme très lent du film nous permet justement de faire passer les émotions mais également de s'imprégner totalement de l'environnement des personnages. Quand on sait que Leone a mis 13 ans de réflexion pour réaliser ce film, on comprend mieux le résultat. Une mention spéciale également à James Wood mais aussi à ceux qui jouent le rôle des enfants qui sont vraiment excellents. Un grand film,tout simplement. Il était une fois en Amérique est une très grande expérience de cinéma, originale, émouvante et réaliste. Ce qui fait la force du film est pour moi le récit dans le désordre chronologique c'est osé, compréhensible et ça ne gène pas le moins du monde ! La reconstitution est incroyable on voit New York à trois époques, remplie de figurants, avec à chaque fois les mentalités bien retranscrites. Les costumes sont très la réalisation, Leone nous prouve qu'il est un virtuose de la caméra elle est juste parfaite ! Le scénario, quand à lui, est magnifique, juste incroyable le film dure quand même 3H40 et JAMAIS je ne me suis ennuyé, il n'y a aucune longueur ! Sur ça, je dis juste chapeau ! A vrai dire,ça m'a même semblé court à certains moments et j'en redemande encore ! J'espère voir un jour cette fameuse version de plus de 4 heures présentée à Cannes. L'histoire est excellente, nous présentant une belle histoire d'amour enfin belle...pas à tous les moments mais les scènes ou Noodles observe Déborah danser sont juste somptueuses et une très grande et plutôt triste histoire d'amitié. A vrai dire, le film nous montre à quel point certains choix ou envies peuvent détruire l'amour ou l'amitié. Concernant les acteurs, c'est du sans faute aussi De Niro est magistral et nous offre une de ses meilleures performances d'acteurs et des grand rôles, il en a fait, c'est dire ! . James Woods est également impressionnant, très très convaincant et les seconds rôles sont géniaux il y a Joe Pesci, quand même ! . Concernant la musique d'Ennio Morricone, elle est MAGNIFIQUE ! Très mélancolique et nostalgique. Le seul problème, c'est qu'il n'y a que quatre thèmes je crois qu'on entend dans le film, et elles sont un peu trop utilisées à l'excès, c'est dommage ! Mis à part ça, Il était une fois en Amérique est parfait, une sorte de film de gangster fusionné au drame. C'est juste immanquable ! 5/5. Il était une fois un génie. Un génie trop tôt disparu. Un génie qui ne laissera derrière lui que 6 films magistraux, dont fait parti ce "Il était une fois en Amérique". Leone abandonne le western qu'il souhaitait déjà quitter avec "Il était une fois dans l'Ouest" pour se consacrer à cet autre territoire sauvage et inexploré de l’Amérique la prohibition. Et il s'y prend bien le bougre, il s'y prend telement bien qu'il en deviens, en plus d’être déjà un pilier du western italien, un monument incontournable du cinéma. Tout d'abord, Sergio Leone s'est toujours montré extrêmement minutieux dans la conception de ses scénarios. "Il était une fois en Amérique" n'échappe pas à la règle. Très aboutit, il met en scène différentes époques de l’Amérique, les années 1920, 1930 et 1960. Certes c'est long, mais c’est si limpide, si vertueusement assemblé, que le film s'écoule sans que l'on s'en aperçoive. L'importance que Leone consacre à ses personnages se ressent également. Il consacre une bonne partie du film à les présenter, à travers un décor de New York en construction et plus en général, d'une Amérique en construction. Si les années 1930 montrent l'age d'or de la bande, les années 1920 montrent sa fondation, à travers la présentation des personnages et le décor donc, mais aussi à travers la ruse dont font preuve les jeunes garçons ruse qui s'illustrera lorsqu’ils seront adultes . Cette partie du film est de loin ma préférée, car la mise en scène et surtout les costumes sont si magnifiques que les images à elles seuls offrent un spectacle des plus sublimes, outre l'aspect passionnant de l'époque que Leone n'oublie pas non plus de valoriser grâce à sa réalisation toujours aussi parfaite. C'est simple, et cela vaut pour tout le film, chaque plan relève de l’œuvre d'art tellement la mise en scène est soignée et la photographie de qualité. En témoigne d'ailleurs cette fabuleuse scène où le plus jeune de la bande se fait tuer, qui combine astucieusement la réalisation de Leone action au ralentit avec en arrière plan le pont de Manhattan et la mise en scène le costume de l'enfant qui se fait tuer . Le film s'illustre également par sa narration particulièrement originale et spéciale. Leone jongle ainsi avec les flashback avec tellement de talent que l'on a aucun mal à suivre le déroulement de l'histoire. L'histoire de Noodles et de sa bande, tous magistralement interprétés notamment par Robert de Niro qui livre ici l’une de ses meilleurs prestations. Je disais tout à l'heure que Leone portait une attention toute particulière à ses personnages notamment en plaçant bien son intrigue et ses personnages. Mais c’est surtout dans leur développement qu'ils acquièrent une importance capitale. Il n'y a aucun manichéisme, chaque protagoniste a ses parts d'ombres et de lumières, Noodles a un certain code de l'honneur envers ses camarades mais cela ne l’empêche pas de violer la femme qu'il désire, laquelle il est vrai se montre particulièrement insupportable et sadique. Les personnages sont si développées et la narration si réussie que l'on en viens, tout comme Noodles, à se remémorer les années de jeunesse de ce dernier, non sans nostalgie. Un plan en particulier illustre ce phénomène. Quand, lorsque Noodles se remémore son ami max, Leone nous montre un flashback de ce dernier, plus jeune, à son arrivée à New York. Cette scène, qui interviens à la fin du film, nous renvoie donc au début du film, lequel est assez long, le souvenir de cette scène date donc déjà de plusieurs heures, d'où cette sensation de nostalgie. Enfin, Ennio Morricone nous signe encore ici une musique sublime, dont une s'inspirant de "Yesterday" le titre très connu des fameux "Beatles"; quand je vous parlais de nostalgie....Bref, d'une qualité esthétique remarquable, "Il était une fois en Amérique" se révèle donc être un chef d’œuvre, le dernier chef d’œuvre malheureusement de l'un des plus grands piliers du cinéma Sergio Leone. "Once upon a time in America" est le testament cinématographique de Sergio Leone, qui signe son chef-d'oeuvre absolu. Une oeuvre d'une ambition et d'une ampleur quasi-inégalables, portée par le talent de conteur inouï du cinéaste et un casting d'exception les mots manquent pour saluer le génie de De Niro. Le film est tellement sublime que je n'ai pas spécialement envie de l'analyser, de décrypter ses multiples interprétations possibles Noodles délirerait-il son avenir sous l'emprise de l'opium ?. Je préfère me laisser envoûter par sa narration obsédante, ses époustouflants morceaux de bravoure la mort de Dominic au ralenti est toujours aussi grandiose et la partition de Morricone, absolument déchirante. Leone l'utilise avec une virtuosité confondante, n'hésitant pas à rendre son film le moins bavard possible pour renforcer l'intensité de tout ce qui se dit, tel l'inoubliable "Your mother is calling you", adressé deux fois par Deborah à Noodles. Le plus admirable dans tout ceci est que la stupéfiante maîtrise de chaque scène n'est jamais écrasante puisque l'immense sensibilité de Leone imprègne son oeuvre d'une émotion indélébile. Pour finir, un mot sur la version de 4 h 11 exhumée récemment les scènes supplémentaires, plutôt belles, n'y sont pas décisives et alourdissent même un rien l'ensemble. Les 3 h 49 connues de tous sont donc idéales pour apprécier cette épopée somptueusement élégiaque qui constitue un sérieux prétendant au titre de plus grand film jamais réalisé. Sergio Leone a marqué le Cinéma au fer rouge avec seulement sept films. Sept films dont trois intemporelles trilogies qui ont aussi bien bouleversé le western que transcendé le 7e Art. Ainsi, 13 ans après Il était une fois la Révolution, le réalisateur italien signe l'ultime film de sa trilogie qui, après le far west et la révolution mexicaine, se penche sur une autre période importante de l'histoire américaine la prohibition dans les années 30. Et quand on sait que Leone a refusé de mettre en scène Le Parrain pour se consacrer à ce qui sera son ultime film, on imagine déjà ce qu'il aurait pu faire de l'adaptation du roman de Mario Puzo... Un an de tournage, 30 millions de dollars dument dépensés, trois rues entières reconstituées pour l'occasion et un tournage aux quatre coins du monde pour une épopée humaine longue et intense qui reste définitivement ancrée dans les mémoires. D'une durée de 3h35, le film ne se regarde pas, il se contemple, Leone parvenant à transcender chaque plan, chaque séquence, nous faisant constamment oublier la durée évidente du métrage. Scindée en trois parties le passé / l'enfance, le présent / l'âge adulte et le futur / la vieillesse, l'histoire s'intéresse à la vie tumultueuse d'une bande de gosses des rues qui, au fil des années, vont voir leur existence vouée au grand banditisme et tout ce qui s'en suit. Car comme pour tous les grands gangsters, chaque montée a sa chute et celle de l'entreprise Bercovicz & Associés dirigée par Max Bercovicz James Woods dans son plus beau rôle et Noodles Aaronson Robert De Niro, plus imposant que jamais n'y échappe pas. Le montage, peu conventionnel, entremêle sans prévenir les trois époques et instaure un suspense inattendu qui nous happe du début à la fin pour ne jamais faiblir. Quant au reste du film, on a affaire à du grand Sergio Leone décors plus vrais que nature, photographie impeccable, musique enivrante toujours signée Ennio Morricone, cadrages parfaits, rythme soutenu chaque séquence est tout bonnement culte et bien entendu direction d'acteurs à toute épreuve pour un long-métrage bouclant à la fois une trilogie épique mais également la carrière d'un des plus grands réalisateurs qu'il soit, Il était une fois en Amérique étant aussi bien l'un des drames historiques les plus magnifiques du 7e Art que l'un des meilleurs films sur le grand banditisme. Une merveille inlassable et indispensable sublimée d'année en année. Que dire alors que tout a déja été dit. Et bien 3h40 de CINEMA, mais le cinéma à l'état pur, majestueux, passionnant, émouvant, envoutant. Pour son dernier film, Sergio Leone signe un chant du cygne d'une beauté indescriptible. Les 220 minutes du film passent comme si il n'y en avait que 75, et c'est même assez triste que l'on voit le générique apparaitre. Il était une fois en Amérique est aussi une fresque somptueuse, d'un grand lyrisme et en même temps une oeuvre désenchantée, une Amérique aussi belle que triste parfois. A l'image de l'afrontement final, entièrement psychologique et en dialogues, un face à face majestueux entre deux acteurs au sommet de leur art, Robert De Niro et James Woods. Et on n'est pas prêt d'oublier le regard de Jennifer Connelly regardant son amour d'enfance après avoir lu "Le Cantique des Cantiques". Bouleversant. Magnifique film de Sergio Leone, peut être même le meilleur ? Dernier volet de sa trilogie d' "Il était une fois..." et dernier chef-d'œuvre du défunt réalisateur. L'histoire prend place dans une Amérique révolue du Far West pour laisser place au milieu des gangster juifs de New York mené par l'excellent Robert De Niro. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, Morricone est à nouveau de le chef d'orchestre de ce magnifique film. Je considère ce film comme un monument du cinéma. 5/5 Il était une troisième fois un chef d'oeuvre signé ou commencer ?Robert deNiro juste magistral, James Woods fabuleux, Elizabeth McGovern, Treat Williams, Tuesday Weld, William Forsythe sont géniaux !Burt Young et Joe Pesci sont exceptionnel même si ils n'ont que deux petits acteurs incarnant la bande de voyous jeunes sont d'une ressemblance folle avec les acteurs une fois grand, le casting n'a pas était fait à la va vite cela se voit !Les décors et les costumes sont criant de vérité, juste éblouissant, les immeubles, les voitures, les pardessus, les chapeaux, les meubles et bien d'autres sont oublier les maquillages qui sont juste musique est sublime, en total osmose avec l' scénario est absolument excellentissime, 3h39 de film et absolument aucun ressenti d' finir, la mise en scène et la réalisation c'est du Leone, donc c'est juste, c'est puissant, c'est de la précision, c'est du travail, c'est vrai, c'est parfait !Sergio Leone finit sa carrière sur une pure bombe atomique du cinéma ! le meilleur film que j'ai vu à ce jour ! Robert De Niro signe ici son plus grand rôle , le film nous transporte dans une fresque magnifique et sublime ! Le film est une superbe recomposition des Etats - Unis . Sergio Leone achève sa carrière de cinéaste avec un chef d’œuvre incontournable ! Plus qu’un simple film, c’est toute une vie qui s’écoule sous nos yeux 4h10 d’images en même temps. "Il était une fois en Amérique" c'est de véritables moments de vie décrits avec intensité, c'est également une époque retranscrite à merveilles, mais plus que ça, c'est un cinéma qui nous fait voyager. Avec sa réalisation exceptionnelle, ses acteurs monstrueux De Niro & Woods y sont impressionnants, son excellente composition musicale signée Ennio Morricone, et son scénario d'une richesse hors-norme, Sergio Leone apporte aux films de gangsters, un véritable modèle du genre ! Tout est parfaitement orchestré, jusqu'à ce casting, où les acteurs trouveront une parfaite ressemblance au fil des années. Quant à la petite Jennifer Connely, qui trouvait ici son premier rôle, n’aura pas bougé d'un poil en 30 ans, c'est impressionnant à quel point on la reconnaît parfaitement. "Il était une fois en Amérique" n'a pas seulement l’allure d’un grand classique, c'en est un ! Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse Il était une fois en Amérique Once upon a Time in America est le dernier film, américain, réalisé par Sergio Leone, sorti en 1984. Il est adapté du roman The Hoods de Harry Grey. Le décès prématuré de Sergio Leone en 1989 fait de Il était une fois en Amérique » son dernier film. Il boucle la trilogie que le réalisateur a consacré à l’Amérique dont il saisit, cette fois, l’évolution qui court, dans le film, du début du XX° siècle aux années soixante Synopsis[] Un homme, qui aurait trahi ses compagnons, est recherché par deux tueurs qui torturent et éliminent ses proches pour le retrouver. Des événements lointains et un enchaînement complexe de situations expliquent cette véritable chasse à l’homme… Analyse[] Le décès prématuré de Leone en 1989 fait de Il était une fois en Amérique » son dernier film. Il boucle la trilogie que le réalisateur a consacrée à l’Amérique dont il saisit, cette fois, l’évolution qui court, dans le film, du début du XX° siècle aux années soixante. Cette vaste période lui est l’occasion d’observer l’évolution de la société américaine à travers l’histoire d’un groupe de gamins issus du quartier défavorisé du Lower East Side de New-York. Ce parallèle entre le destin des individus et celui de la société a pour point commun le thème de la violence au service d’une ambition forcenée de réussite. Leone choisit au cours de ce demi siècle trois périodes clés qui servent son propos les années 1920 qui correspondent à l’adolescence de ses personnages cinq garçons et deux filles du quartier juif de New York, âge critique auquel se dessinent déjà les destins ; les années 1930 où ils atteignent à l’âge adulte au moment de la Prohibition ; les années soixante qui marquent le début de la vieillesse. Mais cette composition complexe en trois époques, développées pour l’essentiel linéairement, se précise et se complète également à travers de subtils retours en arrière et des va-et-vient de l’une à l’autre qui correspondent aux mouvements mêmes de la mémoire et qui sont, par ailleurs, toujours justifiés par le récit ou les émotions des personnages. D'autre part, suivre l’évolution de ces enfants revient à comprendre celle des Etats-Unis. En effet, deux des enfants se caractérisent par leur caractère entier et leur volonté d’être les premiers plus tard Deborah désire s’évader de son milieu social et devenir une vedette ; Max, être impulsif, refuse d’avoir un patron ils sont donc les moteurs du récit. Noodles, à l’inverse, pensif, méditatif, sans ambition réelle - sinon de se faire aimer de Deborah - et peu en accord avec les méthodes de Max, s’oppose souvent à lui, surtout après son long séjour en prison. Il suffit de rappeler la séquence au cours de laquelle Noodles précipite à la mer la voiture, les costumes, les armes, bref les gangsters qu’ils sont devenus, en une sorte d’immersion purificatrice. Un désir de purification par le retour aux valeurs fondatrices de l’enfance commune qui s’exprime aussi à travers les rituelles invitations à prendre un bain que les deux amis se lancent chaque fois que leur amitié est menacée. Leurs destins seront donc très différents. Max qui incarne le monde de la pègre et Deborah qui représente le monde du spectacle Broadway puis Hollywood réussissent à intégrer le monde politique et syndical par la violence pour l’un et la compromission pour l’autre. Peu avant la fin du film, ils ont satisfait leurs ambitions, sont des personnages respectées et font partie de l’établissement. Parallèlement, la société américaine nous est montrée progressivement et inéluctablement minée de l'intérieur par le gangstérisme. Le film montre la montée en puissance du crime de simples magouilles avec le flic de quartier vers 1920 ; puis l'organisation maffieuse avec le dirigeant syndical dans les années trente dès l’époque de la Prohibition par l’allusion à l’ascension du syndicaliste Jimmy Hoffa permise par la pègre; enfin, la corruption généralisée au pouvoir politique associé au monde artistique dans les années soixante. Au contraire, Noodles fait partie des laissés pour compte du destin car, méditatif et peu porté vers l’action, il a vécu de sentiments et non d’ambitions. Mais cette réussite a un envers elle ne s’accomplit que sur les décombres des amitiés brisées et de l’innocence saccagée. Le film prend alors sa dimension essentielle d’œuvre qui porte un regard désenchanté et amer sur la vie. Ce regard éperdu, absent, nostalgique, est celui de Noodles vieilli et, à travers lui, de Leone Un film pareil, on ne peut le réussir qu’avec la maturité, des cheveux blancs et pas mal de rides autour des yeux. Jamais je n’aurai pu faire ce film si je l’avais réalisé à 40 ans. », a-t-il confié qui nous donne à voir des vies devenues en une soixantaine d’années des destins. Ce qui lui permet de pointer du doigt la condition de la femme perçue soit comme une vierge inaccessible soit comme une putain, l’inégalité injustifiée des vies Dominic assassiné au seuil de la vie, Moe et Noodles sacrifiées », le déterminisme des milieux sociaux auxquels on ne peut échapper qu’au prix du reniement de ses origines, le triomphe des plus cyniques quand les naïfs et les purs échouent. Certes, il y a bien un prix à payer et le châtiment n’est jamais très loin. A titre d’exemple, on mentionnera la séquence nocturne – vision cauchemardesque quasi fantastique, métaphore cruelle et terrible - qui conclut la dernière rencontre entre Noodles et Max. Les derniers plans du film dans la fumerie d’opium qui reprennent à peu près à l’identique ceux du début – effaçant ainsi les trente années qui les séparent – montre une scène du théâtre d’ombres chinois, visuellement symbolique de l’illusion de toute vie dont on ne perçoit que les apparences et dont la réalité profonde nous échappe. Le film s’achève sur le sourire de Noodles, reflet de l’échec de la vanité des idéaux, de la trahison de l’enfance, de la perversion de l’innocence. Un sourire qui semble nous inviter à fuir la réalité au profit des paradis artificiels – comme si la réalité de la vie valait moins qu’un songe… Mais une autre signification peut être donné à ce plan du théâtre d’ombres qui ouvre et ferme le film, à cette nostalgie du regard porté sur les désillusions de la vie et à ce sourire ne sont-ils pas, de la part de Leone, les signes d’un émouvant hommage au cinéma ? En effet, ce sourire qui éclaire le visage jusque-là triste de Noodles n’est-il pas, précisément, celui du spectateur de cinéma qui entre dans la même salle obscure et qui savoure confortablement installé, lui aussi, l’opium d’images cinématographiques qui s’accordent à ses désirs… le temps d’un film. La réalisation de Leone alterne avec le même brio les scènes chocs, les scènes d’émotion et les scènes cocasses grâce à un rythme contrasté au service d’une mise en scène qui privilégie une lenteur synonyme de contemplation et de réflexion, de gravité et de nostalgie mais aussi les brefs éclats de violence animale vengeance, sadisme et de déraison viol dans la voiture. L’image ne peut s’apprécier indépendamment d’une partition musicale dont l’omniprésence, voire la récurrence, exprime tour à tour une poignante nostalgie leitmotiv de Childhood Memories » joué à la flûte et le lyrisme des tragédies intimes notes de piano qui s’égrènent lentement, brusque envol nostalgique des violons relayés par les violoncelles cependant que les banjos ajoutent les notes aigres de l’amertume, douceur caressante des violons de nouveau, ou crescendo d’une voix éthérée. On citera pour mémoire, comme modèle de réalisation, l’un des plus beaux moments du film quand Noodles Robert De Niro, vieilli, se retrouve face à l’ouverture par laquelle, enfant, il dévorait des yeux Deborah Jennifer Connelly/ Elisabeth McGovern. Le regard caméra s’avance, dans une lumière qui s’intensifie et efface peu à peu le détail des lieux, à travers l’ouverture et nous conduit, par une surbrillance, dans une nouvelle époque, celle de son passé, qui impressionne peu à peu la pellicule d’où surgissent ses souvenirs. Ce passage du présent mortifère au passé heureux, éminemment symbolique du sens du film, s’effectue ainsi en douceur grâce à un art impressionniste tout en délicatesse qui nous propose une transition d’une rare mélancolie. Superbe moment de cinéma !… Et heureuse célébration du cinéma car cette ouverture » représente à la fois le cadre du réalisateur et l’écran du spectateur sur lesquels se joue la magie poétique d’un cinéma qui fait passer, selon les désirs, du présent au passé, du rêve à la réalité. Ce film représente, à tous points de vue, la quintessence de l’œuvre inoubliable ; ce qui se confirme à chaque nouvelle vision depuis les vingt ans qui se sont écoulés depuis sa réalisation 1983. Fiche technique[] Titre original ONCE UPON A TIME IN AMERICA Réalisation Sergio LEONE Scénario Leonardo BENVENUTI, P De BERNARDI, E MEDIOLI, F ARCALLI, F FERRINI, Sergio LEONE Directeur de la photographie Tonino DELLI COLLI Eastmancolor Musique Ennio MORRICONE Production Armon MILCHAN Distribution SNC Durée 220 minutes Date de sortie 1984 Distribution[] Noodles Robert DE NIRO Max James WOODS Deborah Jennifer Connelly enfant puis Elizabeth McGOVERN adulte. Jimmy O'Donnell Treat WILLIAMS Carol Tuesday WELD Joe Burt YOUNG Frankie Joe PESCI Fat Moe Larry RAPP Le chef de Police Aiello Danny AIELLO Source[] Festival de Cannes 2022 L'un a livré au cinéma des films d'anthologie, l'autre s'attelle à les restaurer. Dernier sauvetage en date "Il était une fois en Amérique" lesté de vingt minutes inédites, et présenté à Cannes le 18 mai. Cette épopée, tournée dans le Lower East Side à New York, Scorsese l'a suivie de près. Il la raconte, en cinéphile. Sauver les films des outrages du temps... The Film Foundation, l'organisme créé par Martin Scorsese en 1990, a un nouveau rescapé à son actif après, entre autres, Les Chaussons rouges, de Michael Powell et Le Guépard de Luchino Visconti, voilà que le réalisateur américain s'est installé au chevet d'Il était une fois en Amérique. Par ce titre, Sergio Leone clôturait, en 1984, sa trilogie inaugurée avec Il était une fois dans l'Ouest 1969puis Il était une fois la révolution 1971.Longue de 3 h 49, l'histoire de ces deux gangsters juifs est une élégie funèbre qui doit autant à Proust et La Recherche du temps perdu qu'à la tradition hollywoodienne. Ce fut le dernier film de Sergio Leone, qui meurt en 1989. La copie restaurée, lestée de vingt minutes de scènes inédites, a été sélectionnée à Cannes Classics, une programmation créée en 2004 présentant des films anciens et des chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma. A cette occasion, Martin Scorsese revient sur sa rencontre avec le cinéaste italien, sur cette oeuvre magistrale, qui traite de la fin d'un monde – l'Amérique de la Prohibition – et marque la fin d'un genre, celui des grandes épopées au cinéma. Quand avez-vous rencontré Sergio Leone pour la première fois ? C'était au Festival de Cannes en 1976, à l'occasion d'un dîner au restaurant l'Oasis, l'année où Taxi Driver était en compétition. Il y avait là Costa-Gavras, Sergio Leone, tous deux membres du jury, moi, Robert De Niro, Paul Schrader, le scénariste de Taxi Driver, Jodie Foster, Michael et Julia Phillips, les producteurs du film. Paul Schrader avait porté un toast à Leone pour le remercier d'avoir tourné avec Il était une fois dans l'Ouest un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma. Nous étions arrivés deux jours plus tôt à Cannes et la déprime nous avait gagnés. Tennessee Williams, le président du jury, avait déclaré à la presse qu'il n'aimait pas du tout Taxi Driver, qu'il le trouvait beaucoup trop violent. Au dîner, Sergio Leone et Costa-Gavras nous dirent qu'eux aimaient le film. Nous pensions que Taxi Driver pouvait quand même décrocher un prix, peut-être pour son scénario, ou pour ses acteurs. Mais il a eu la Palme d'or ! Et ça, c'est grâce à Sergio Leone. Comment a évolué votre relation avec lui ? J'ai vécu en partie à Rome entre 1978 et 1981. Je le croisais régulièrement. Notamment lors d'un déjeuner chez lui le 31 décembre 1979. J'ai rencontré sa femme, sa famille, fait la connaissance du décorateur Dante Ferretti avec qui je travaillerai par la suite sur Le Temps de l'innocence, Casino, Kundun, Gangs of New York, Aviator et Hugo Cabret. Comme il savait combien j'aimais Il était une fois dans l'Ouest, il m'a offert sa copie du film. C'est cette copie que j'ai projetée en 1980 au Festival du film de New York. C'était la première fois que je parlais en public de l'enjeu capital que représente la préservation des films, et plus précisément de la question de la couleur, qui passe si les bobines ne sont pas conservées correctement. Quand Sergio Leone est venu à New York, je lui ai proposé de venir dîner chez mes parents qui vivaient encore dans le Lower East Side, dans un immeuble sans ascenseur. Nous y sommes allés avec Elio Petri le metteur en scène de La classe ouvrière va au paradis, Palme d'or au Festival de Cannes en 1972. Il a particulièrement apprécié la cuisine sicilienne de ma mère, très différente de la cuisine romaine à laquelle il était habitué. Et ma mère fut sensible à son coup de fourchette ! A cette époque, je travaillais sur La Valse des pantins avec Robert De Niro. Le film était produit par Arnon Milchan – qui allait devenir le producteur d'Il était une fois en Amérique. Leone n'avait plus tourné depuis dix ans, depuis Il était une fois la révolution, et De Niro n'avait vu aucun de ses films. Comme j'avais encore la copie d'Il était une fois dans l'Ouest, il m'a demandé si je pouvais le projeter pour De Niro. Ce dernier a découvert le film au Museum of Modern Art, et il a immédiatement accepté le rôle du gangster juif. Quelle a été votre première impression face à Il était une fois en Amérique ? Le film est sorti aux Etats-Unis dans une version massacrée de 2 h 15, quand celle de Leone, sortie en Europe, durait 3 h 49. De Niro avait organisé une projection de la version originale au Museum of Modern Art pour mes parents et des amis et moi. Nous étions tous impressionnés par la qualité des images et attristés par la conjoncture des années 1980 qui ne permettait plus de produire une oeuvre pareille. D'ailleurs, le film n'a rien rapporté au box-office. Je me souviens d'avoir été frappé par la précision de la mise en scène. Des détails sur le son et le mouvement des comédiens. Le son déclenche la mémoire. C'est un procédé très littéraire, particulièrement dans la séquence d'ouverture avec cette sonnerie de téléphone qui n'en finit pas. Comment aviez-vous perçu les premiers films de Sergio Leone ? J'avoue avoir été dérouté par Le Bon, la Brute et le Truand. Les critiques français et anglais plaçaient très haut les westerns américains, ceux de Howard Hawks et de John Ford en tête. Et pour un gamin du Lower East Side comme moi, sujet à des crises d'asthme, les horizons du western correspondaient à un ailleurs spécifiquement américain. Du coup, un western italien, signé Sergio Leone... je ne savais pas quoi en penser. Quand j'ai vu Il était une fois dans l'Ouest, je n'ai rien compris non plus. Sa lenteur me déstabilisait. Il a fallu que je revoie le film deux ans plus tard à la télévision pour comprendre qu'un western n'avait pas besoin de racines américaines. Je me suis fait à ses images, à sa musique. Leone ne s'inscrivait pas tant dans la filiation du western que dans la tradition théâtrale italienne qui est celle de l'opéra. Il avait une manière bien à lui de composer avec les archétypes du genre. Comme dans la commedia dell'arte avec Arlequin, Polichinelle, ses personnages portent des masques, et ces masques en cachent beaucoup d'autres. C'est en fait un système de poupées russes. Dans Il était une fois dans l'Ouest, chaque personnage révèle un visage différent au fil de l'histoire. Il était une fois en Amérique a un système comparable. Le film est construit comme un rêve à l'intérieur d'un autre rêve. Il ne s'appuie plus sur les archétypes du cinéma criminel hollywoodien, mais sur les codes d'un mythe, celui de l'Amérique, dans les années 1930, au moment où elle passe de l'anarchie à l'ordre. Avant de réaliser ses westerns, Leone avait signé des péplums, Les Derniers Jours de Pompéi, Le Colosse de Rhodes. Il me disait souvent en plaisantant que sa grande source d'inspiration était... Homère ! Son goût de la mythologie s'est transformé en passion pour le mythe de l'Amérique. Pour lui, les films de John Ford étaient une variante des mythes classiques. Je pense qu'il considérait que ses films étaient des tranches de l'histoire américaine, comme les chapitres d'un manuel scolaire. Par boutade, il aimait répéter qu'Il était une fois en Amérique aurait dû s'intituler Il était une fois un certain type de film se déroule dans le quartier du Lower East Side, à New York, où vous avez grandi. C'est l'un des derniers à avoir été tourné là-bas. Le Lower East Side était un quartier juif et aussi italien. Les deux communautés y vivaient côte à côte. Mon père y a retrouvé sa propre enfance. Ce n'était pas celle d'un gangster, bien sûr, mais il reconnaissait les immeubles, les allées, la vie dans la rue. La scène où le gamin préfère manger son gâteau plutôt que de le donner à la jeune fille pour coucher avec elle... Personnellement, j'avais un problème avec le dernier plan, celui avec Robert De Niro allongé dans une fumerie d'opium qui se met à sourire. Je ne comprenais pas, mais mon père, lui, avait tout saisi. Il a été très touché par le film et je n'arrivais pas à comprendre pourquoi. Peut-être saisissait-il que le personnage principal de ce film n'est pas tant Robert De Niro que la mort, omniprésente ? Absolument. Il était déjà âgé et ça l'a touché. La manière dont De Niro est maquillé en vieil homme, sa démarche il est clair que la prochaine étape est la mort. Le film est une longue élégie. C'est comme si Leone avait pressenti que ce serait son dernier film. Cela explique peut-être son côté hiératique. Nous avons appris la mort de Leone le premier jour du tournage des Affranchis. Je l'avais vu pour la dernière fois à la Mostra de Venise en 1988 lors de la projection de La Dernière Tentation du Christ. Il était très amaigri ; il m'avait demandé des nouvelles de mes parents. Qu'est-ce que les vingt minutes supplémentaires ajoutent à la version restaurée d'Il était une fois en Amérique présentée à Cannes, le 18 mai ? Je crois que, très souvent, il y a une différence entre la version originale d'un film et celle que souhaitait le metteur en scène. La version originale dépend du producteur, de la censure aussi. Je suis toujours très curieux de découvrir la vision du metteur en scène. Là, nous avons retrouvé ces vingt minutes auxquelles j'espère ajouter plus tard vingt autres minutes. Quand vous aimez vraiment un metteur en scène, vous voulez tout voir d'un film. Vous voulez, par exemple, visionner les vingt minutes de 2001 l'odyssée de l'espace coupées au montage, même si c'est Stanley Kubrick lui-même qui les a retirées. Dans le cas d'Il était une fois en Amérique, je sais que Leone voulait que ces vingt minutes soient rétablies. Peut-on déceler l'influence de Sergio Leone dans votre cinéma ? Je travaillais sur le montage de Shutter Island quand j'ai participé à la restauration d'Il était une fois dans l'Ouest. A force de revoir les mêmes scènes, pour vérifier l'étalonnage des couleurs, je me suis surpris à pleurer tant j'étais ému par les visages des comédiens en gros plan, par les mouvements de la caméra, la simplicité des dialogues. Les visages sont filmés comme des paysages, dans des plans très serrés. La même chose s'est produite avec Il était une fois en Amérique. Je pense qu'on retrouve l'influence de Sergio Leone dans Taxi Driver. Mon film est plutôt claustrophobique, mais le cadrage est "leonien". Gangs of New York est largement influencé par Il était une fois dans l'Ouest et Il était une fois en Amérique. Le garçon qui ouvre la porte et découvre la ville recouverte par la neige dans mon film, c'est une évocation du gamin du début d'Il était une fois dans l'Ouest qui s'enfuit de la ferme quand il entend des coups de feu et se fait tuer. Les mouvements de caméra circulaires autour d'un comédien, si typiques de Leone, font partie des effets que j'ai totalement intégrés. Dans mon esprit, Gangs of New York aurait dû durer cinq heures. Au final, nous avons fait le film que nous étions en mesure de faire, avec le budget dont nous disposions... Je crois bien que l'époque où l'on pouvait faire ces grands films épiques est terminée. C'est sans doute pour cela que j'ai fait Boardwalk Empire pour la télévision. La série est largement inspirée d'Il était une fois en Amérique. Nous en sommes à la troisième saison et l'on parle ici déjà d'un film de 42 heures. Je n'ai pas tout réalisé. Mais j'ai supervisé l'intégralité. Samuel Blumenfeld propos recueillis Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

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